Lettre ouverte

Lettre ouverte

Tous les jours, nous sommes témoins des effets dévastateurs que produit sur nos compatriotes une société tournée vers l’Homme plutôt que vers Dieu. De sa conception jusqu’à sa mort, on mesure le Canadien français à son utilité pour la société de consommation, plutôt qu’à l’aune brûlante d’Amour de son Divin Créateur, de son sens de la famille ou même de son apport pour le projet national. Notre peuple vit au quotidien dans une culture de mort qui lui enlève le goût de vivre et le désir de transmettre la vie. 

Au milieu de nos vies dénuées de tout sens, vivant au jour le jour en attente de la mort, nous avons entendu l’appel du Bon Dieu. De façon singulière pour chacun d’entre nous, le Bon Dieu nous fit découvrir ou redécouvrir la Foi de nos ancêtres. Nous avons apprivoisé la vie intérieure, découvert la prière, le silence. Nous avons appris que nous n’étions pas seuls. Le Bon Dieu nous avait désirés et aimés à l’instant même de notre conception et il a toujours été là avec nous et pour nous.

Comme l’a dit le chanoine Lionel Groulx

« Certes, nous étions entrés dans la vie en mécontents, le pied leste, le verbe cassant de jeunes réactionnaires qui ne pardonnent pas à leurs aînés d’avoir dilapidé l’héritage »

Nous sommes des Canadiens français, nos racines sont plongées profondément dans le Nouveau -monde, mais aussi en Europe, jusque dans le sol de la Fille aînée de l’Église. Nous avons connu Clovis, Charlemagne, les Croisades, Saint Louis, Sainte Jeanne d’Arc, puis nos ancêtres ont traversé l’océan et ont conquis une terre de forêts et de glace qu’ils ont défrichée et nourrie de leur sueur et de leur sang, afin d’y fonder une nouvelle province du Royaume de France. Certes, nous avons par la suite subi de lourdes défaites. Des hommes d’État nous ont abandonnés pour des raisons stratégiques, mais Notre Sainte Mère l’Église a continué de veiller sur nous. Sous son manteau protecteur, alors que nous étions menacés d’extinction par notre faible nombre, nous sommes devenus des millions malgré l’oppression d’un colonisateur qui souhaitait notre disparition. 

À l’image de notre saint patron Saint Jean le Baptiste, nous sommes la voix qui crie au milieu des ruines de béton et des nids de poule. Il est de notre devoir de hurler au nom de nos frères qui se suicident et de notre peuple qui se meurt. 

NOUS DEMANDONS LA FOI! 

Au clergé, nous demandons la Foi catholique dans son intégralité sans nous laisser influencer par les modes au gré des époques. 

À ceux qui nous gouvernent, nous leur demandons de gouverner selon la Doctrine sociale de l’Église sans céder au chantage des lobbies. 

À nos compatriotes canadiens-français, nous demandons de redécouvrir la culture, l’Histoire et la Foi de nos ancêtres. Le bonheur ne se trouve ni dans la consommation, ni dans l’idéologie, mais dans l’enracinement et dans le don de soi à notre-Seigneur Jésus-Christ, à la Nation, à la famille et au prochain. Rejoins-nous!